SEMPRUN Jorge

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Jorge Semprún Maura, né le 10 décembre 1923 à Madrid (Espagne) et mort le 7 juin 2011 à Paris1,2 est un écrivain, scénariste et homme politique espagnol, dont l'œuvre est, pour l'essentiel, rédigée en français.
Jorge Semprún Maura, né le 10 décembre 1923 à Madrid (Espagne) et mort le 7 juin 2011 à Paris1,2 est un écrivain, scénariste et homme politique espagnol, dont l'œuvre est, pour l'essentiel, rédigée en français.
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== Biographie ==
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De 1988 à 1991, Jorge Semprún est ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Felipe González.
De 1988 à 1991, Jorge Semprún est ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Felipe González.
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== Bibliographie ==
== Bibliographie ==
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=== Œuvres littéraires ===
=== Œuvres littéraires ===
*''Le Grand Voyage'', 1963 (prix Formentor ; prix littéraire de la Résistance)
*''Le Grand Voyage'', 1963 (prix Formentor ; prix littéraire de la Résistance)
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« L'indicible, c'est ce qu'on ne peut pas taire », Jorge Semprun et Alexandre Lacroix, ''Philo Éditions'', avril 2006
« L'indicible, c'est ce qu'on ne peut pas taire », Jorge Semprun et Alexandre Lacroix, ''Philo Éditions'', avril 2006
« El frentismo todavía lastra a España », Jorge Semprun et Lluis Amiguet, ''Société maubeugeoise d'édition'', 18/04/2007
« El frentismo todavía lastra a España », Jorge Semprun et Lluis Amiguet, ''Société maubeugeoise d'édition'', 18/04/2007
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== Œuvre cinématographique ==
== Œuvre cinématographique ==

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Image:Semprun.jpg

Jorge Semprún Maura, né le 10 décembre 1923 à Madrid (Espagne) et mort le 7 juin 2011 à Paris1,2 est un écrivain, scénariste et homme politique espagnol, dont l'œuvre est, pour l'essentiel, rédigée en français.

Sommaire

Biographie

Jorge Semprún est né à Madrid, dans une famille de la grande bourgeoisie espagnole, catholique et républicaine modérée. De 1937 à 1939, le père, diplomate, représente son pays aux Pays-Bas. Après la guerre d'Espagne et la défaite des Républicains, la famille s'installe définitivement en France. Jorge termine ses études secondaires au lycée Henri-IV, à Paris, puis commence des études de philosophie à la Sorbonne.

Il participe à la Résistance dans les rangs des FTP-MOI, et adhère au Parti communiste espagnol en 1942.

En septembre 1943, Jorge Semprún est arrêté par la Gestapo à Joigny et, après un séjour à la prison d'Auxerre, déporté au camp de concentration de Buchenwald. Peu avant l'arrivée des troupes américaines du général Patton, il participe au soulèvement des déportés. Le camp est libéré le 11 avril 1945 ; Jorge Semprún est évacué le 26 et est de retour à Paris à la fin du mois.

Le retour à la vie civile est très difficile : durant plusieurs années, il sera dans l'incapacité d'écrire et de témoigner sur son expérience de la déportation. Membre actif du PCE, il milite tout en travaillant, principalement comme traducteur à l'UNESCO. En 1952, il devient permanent du parti affecté au travail clandestin en Espagne. De 1953 à 1962, il coordonne la résistance communiste au régime de Franco, faisant plusieurs longs séjours en Espagne sous différents pseudonymes, notamment celui de « Federico Sánchez ». Il est plus particulièrement chargé des relations avec les milieux intellectuels.

Mais, à partir de 1962, Carillo devient secrétaire général du PCE et entre en conflit avec Jorge Semprun, qui est exclu du parti en 1964. À partir de ce moment, il se consacre principalement à l'écriture. Il obtient (non sans difficulté) un passeport qui lui permet de circuler entre la France et l'Espagne, où il continue de résider.

De 1988 à 1991, Jorge Semprún est ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Felipe González.

Bibliographie

Œuvres littéraires

  • Le Grand Voyage, 1963 (prix Formentor ; prix littéraire de la Résistance)
  • L'Évanouissement, 1967
  • La Deuxième Mort de Ramón Mercader, 1969 (prix Femina)
  • Autobiografía de Federico Sánchez (Autobiographie de Federico Sánchez), 1976 - (prix Planeta 1977)
  • Quel beau dimanche, 1980
  • L'Algarabie, 1981
  • Montand la vie continue, Denoël, 1983
  • La Montagne blanche, 1986
  • Netchaïev est de retour, 1987
  • Federico Sánchez vous salue bien, 1993
  • L'Écriture ou la Vie, 1994 - (prix Femina Vacaresco)
  • Mal et Modernité, 1995
  • Se taire est impossible, avec Elie Wiesel, 1995
  • Adieu, vive clarté, 1998
  • Le Retour de Carola Neher et le Manteau d'Arlequin, 1998
  • Le Mort qu'il faut, éditions Gallimard, 2001 - (prix Jean Monnet 2001)
  • Les Sandales, Mercure de France, 2002
  • Veinte años y un día (Vingt ans et un jour), 2003
  • L'Homme européen, avec Dominique de Villepin, collection Tempus, Perrin, 2006
  • Où va la gauche ?, Flammarion, 2008
  • Une tombe au creux des nuages. Essais sur l'Europe d'hier et d'aujourd'hui, collection Climats, Flammarion, 2010
  • Exercices de survie, Gallimard, 2012
  • Le langage est ma patrie, Éditions Buchet/Chastel, 2013

Ouvrages collectifs

  • Collectif, Une morale de résistance : Husseri, Bloch, Orwell, Jorge Semprun, Bibliothèque nationale de France, 10/2002
  • Grandeur et modestie de l'engagement, Jorge Semprun, Éditions Descartes et Cie, 11/2005
  • De l'exil à l'oubli : Camps de réfugiés espagnols en France (1936-1939), Jorge Semprun, Éditions Hugo et Compagnie, 02/2006
  • Picasso : L'homme aux mille masques, Jorge Semprun, Maria Teresa Ocaña, Jean-Paul Barbier-Mueller, Pierre Daix, Éditions Somogy, 05/2006
  • Espagnol : Collège / Lycée, Jorge Semprun, Annie Bertrand, Malika Cessac, Andrée Paul, Éditions De La Cite, 08/2004
  • Chroniques d'ailleurs, Paul Steinberg, Jorge Semprun, Éditions Ramsay, 01/2007

Articles

« Léon Blum et le oui à l'Europe », Jorge Semprun, Le Nouvel Observateur, article du 31 mars 2005 en pages 40–42 « L'indicible, c'est ce qu'on ne peut pas taire », Jorge Semprun et Alexandre Lacroix, Philo Éditions, avril 2006 « El frentismo todavía lastra a España », Jorge Semprun et Lluis Amiguet, Société maubeugeoise d'édition, 18/04/2007

Œuvre cinématographique

Jorge Semprún a également été le scénariste de nombreux films :

  • 1966 : Objectif 500 millions de Pierre Schoendoerffer
  • 1966 : La Guerre est finie d'Alain Resnais
  • 1969 : Z de Costa-Gavras
  • 1970 : L'Aveu de Costa-Gavras
  • 1972 : L'Attentat d'Yves Boisset
  • 1974 : Les Deux mémoires (scénario et réalisation)
  • 1974 : Stavisky d'Alain Resnais
  • 1975 : Section spéciale de Costa-Gavras
  • 1976 : Une femme à sa fenêtre de Pierre Granier-Deferre
  • 1978 : Les Routes du sud de Joseph Losey
  • 1986 : Les Trottoirs de Saturne de Hugo Santiago
  • 1995 : L'Affaire Dreyfus d'Yves Boisset (TV)
  • 1997 : K d'Alexandre Arcady
  • 2010 : Ah, c'était ça la vie ! de Franck Apprederis (Téléfilm)
  • 2011 : Le Temps du silence de Franck Apprederis (Téléfilm)

--MicheleTillard 8 avril 2016 à 17:12 (CEST)