Lexique de l'helléniste

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Il faut appeler les choses par leur nom…

  • Amuïr (s’) : s’élider, disparaître. Le [d] intervocalique a tendance à s’amuïr.
  • Anapeste : mètre utilisé également en latin, comportant deux brèves suivies d’une longue.
  • Antépénultième : avant-avant dernière syllabe, ou 3ème syllabe en partant de la fin. L’accent, en grec, ne peut jamais remonter plus haut.
  • Aoriste : temps verbal correspondant, à l’indicatif, à notre passé simple. Aux autres modes (infinitif, impératif…) il a surtout une valeur d’aspect, indiquant une action sans valeur temporelle.
  • Atone : se dit d’un mot, par ex. un pronom, non accentué et donc enclitique.
  • Coronis : signe diacritique ayant la forme d’un esprit, et placé à l’intérieur d’un mot pour indiquer une crase.
  • Crase : contraction de deux voyelles entre deux mots différents : τὰ αὐτά > ταὐτά.
  • Dactyle : mètre que l’on trouve également en latin, et formé d’une longue suivie de deux brèves.
  • Désinences : finales verbales.
    • Désinences primaires : désinences des « temps primaires », présent, futur, parfait.
    • Désinences secondaires : désinences des « temps secondaires », imparfait, aoriste, plus que parfait.
  • Direct (cas) : nominatif, vocatif et accusatif.
  • Dissimilation : lorsque deux syllabes ou deux phonèmes semblables se rencontrent, l’un des deux se transforme.
  • Enclise : fait, pour un mot, de n’avoir pas d’accent propre. Les règles d’enclise portent sur tous les cas de figure du report d’accent.
    • Enclitique : mot dépourvu d’accent par lui-même, et qui reporte son accent sur le mot précédent.
  • Épenthèse : ajout d'une consonne entre une nasale et une liquide, par exemple dans ἄνδρος, génitif de ἀνήρ.
  • Esprit : signe diacritique que l’on trouve en début de mot, lorsqu’il commence par une voyelle ou une diphtongue. Il peut être doux ou rude : dans ce cas, il marque une aspiration. La seule consonne portant un esprit rude est le [r] initial.
  • Iota adscrit : quand un mot commence par une diphtongue à 1er élément long, et que l’on doit mettre une majuscule, on note l’iota à côté de celle-ci. Il ne se prononce pas. Ex : Ἅιδης
  • Iota souscrit : marque d’une diphtongue à 1er élément long ; ne se prononce pas. Ex : ῳ, ῃ...
  • Métathèse de quantité : Lorsque dans un mot deux voyelles voisines se rencontrent, elles peuvent ne pas se contracter. Dans ce cas, si la première est longue et la seconde brève, on obtient une séquence "longue-brève" peu appréciée des Grecs : ils vont donc échanger les quantités : πόληος devient πόλεως, νηός devient νεώς...
  • Moyenne (voix) : voix spécifique du grec (n’existe ni en latin ni en français) et exprimant une implication personnelle du sujet dans l’action. Elle est parfois l’équivalent de nos verbes pronominaux, ou de notre datif éthique (« je me prends une pomme…). Certains verbes n’existent qu’au moyen, qui perd alors sa valeur spécifique.
  • Oblique :
    • Cas obliques : génitif et datif
    • Optatif oblique : optatif de subordination, quand le verbe principal est au passé.
  • Optatif : mode exprimant le souhait, et le potentiel dans les systèmes hypothétiques. N’existe ni en français ni en latin
  • Oxyton : se dit d’un mot portant un accent aigu sur la finale.
  • Paroxyton : se dit d’un mot portant un accent aigu sur la pénultième
  • Pénultième : avant-dernière syllabe
  • Périspomène : se dit d’un mot portant un accent circonflexe sur la finale
  • Propérispomène : se dit d’un mot portant un accent circonflexe sur la pénultième.
  • Spondée : mètre que l’on trouve également en latin, formé de deux longues.
  • Voyelle thématique : voyelle de timbre e/o ou de timbre zéro, qui se trouve soit dans la racine indo-européenne du mot (elle explique alors l’alternance entre verbe et nom, λέγω/λόγος, τρέφω/τροφη...) ou entre le radical et la désinence, dans les verbes en –ω et la déclinaison en –ος, -ον.
  • Tonique : se dit d’un mot qui porte un accent. On oppose les pronoms toniques aux pronoms atones (voir ce mot)
  • Trochaïque (finale) : règle de la pénultième longue accentuée ; lorsqu’un mot porte l’accent sur la pénultième, et que celle-ci est longue et que la finale est brève, l’accent devient circonflexe. Ex : δῆμος.
  • Trochée : mètre que l’on trouve également en latin, et formé d’une longue suivie d’une brève. Cette mesure clôt souvent l’hexamètre dactylique.

--MicheleTillard 18 juillet 2012 à 10:44 (CEST)