Ecriture inclusive

Il s’agit de donner aux étudiant-e-s et aux apprenant-e-s des clés pour mieux connaître, comprendre et vivre l’égalité femmes-hommes telle qu’elle se présente à elles/eux tout au long de leur cursus ou de leur vie professionnelle et citoyenne.

Modérateurs : Équipe sillages.info, Huguette KLEIN

Dav. BEN.
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Ecriture inclusive

Messagepar Dav. BEN. » ven. 23 mars 2018 14:55

Bonjour à tous,

Où en êtes-vous de l'usage de l'écriture inclusive ?
L'appliquez-vous tout le temps ? Dans ses occasions particulières ? Préférez-vous utiliser des formes neutres ?

Pour ma part je teste son acceptation par mon entourage professionnelle lors de l'envoi de notes de services et je viens de mettre à jour mon CV et mon profil Linked In en utilisant cette écriture inclusive.

A vous lire.

Huguette KLEIN
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar Huguette KLEIN » ven. 23 mars 2018 15:58

Bonjour,

J'utilise l'écriture appelée inclusive le plus souvent possible. Je féminise systématiquement les noms de métiers ou de fonction quand il s'agit de femmes.

Connaissez-vous les travaux d'Éliane Viennot à ce sujet?

Bien cordialement
Huguette Klein

Andreas Barte
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar Andreas Barte » lun. 15 oct. 2018 20:48

Dav. BEN. a écrit :Bonjour à tous,

Où en êtes-vous de l'usage de l'écriture inclusive ?
L'appliquez-vous tout le temps ? Dans ses occasions particulières ? Préférez-vous utiliser des formes neutres ?

Pour ma part je teste son acceptation Regroupement de prêt par mon entourage professionnelle lors de l'envoi de notes de services et je viens de mettre à jour mon CV et mon profil Linked In en utilisant cette écriture inclusive.

A vous lire.

Qu'est ce que ça veut dire??

Huguette KLEIN
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar Huguette KLEIN » mar. 16 oct. 2018 16:18

Bonjour Andréas,

"Qu'est ce que ça veut dire?? "Pouvez-vous préciser votre demande?
Souhaitez-vous savoir ce qu'on entend par "écriture inclusive"?

Huguette Klein
coordinatrice éditoriale du FLOT

christelle MARTIN
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar christelle MARTIN » jeu. 25 juil. 2019 16:20

bonjour à tous

En tant que référente égalité filles-garçons, je souhaiterais, avec les élèves du groupe EFG (égalité filles-garçons) proposer une réécriture du règlement intérieur figurant dans le carnet de correspondance des élèves. En effet, le mot proviseur est au masculin, infirmière est au féminin par exemple. Les stéréotypes sont véhiculés dans la rédaction du carnet de correspondance.
Certes l'atelier de réécriture produira 2 propositions une avec juxtaposition féminin/masculin et une avec écriture inclusive ce qui permet aux élèves de se questionner.
Quelle est la position de l'éducation nationale dans l'emploi de l'écriture inclusive dans les textes à destination du personnel, élèves, parents ? Je crains une résistance pour la validation par le conseil d'administration d'un règlement intérieur en écriture inclusive. (trop compliquée ! est-ce bien nécessaire ?) Beaucoup de collègues (femmes également) pensent que ces "histoires" d'orthographe sont totalement inutiles. (Elles/ils ne considèrent pas que ce que dit le langage à travers le lexique, l'orthographe, la syntaxe est le reflet d'une société, d'une culture)
Pour ma part, je suis très attentive dans toutes mes communications à l'emploi du féminin/masculin. J'ai une préférence pour l'écriture inclusive. Par contre, les communications de la hiérarchie n'utilisent pas du tout l'écriture inclusive mais la juxtaposition des formes masculines et féminines.
Merci de vos réponses et commentaires.

Huguette KLEIN
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar Huguette KLEIN » jeu. 25 juil. 2019 17:28

Bonjour Christelle,

Bravo pour votre initiative.
Vous souhaitez des commentaires, je vais donc vous donner mon avis.
Je préfère parler d'écriture égalitaire car pour beaucoup de personnes, l'écriture inclusive se réduit à l'utilisation des "points" dans les mots. Il me semble qu'au niveau Éducation nationale les féminins dans les métiers et fonctions sont autorisés, voire recommandés; par contre l'utilisation du point milieu pose problème.
Personnellement j'aime beaucoup les ouvrages d'Éliane Viennot sur le sujet. J'ai fait un résumé du dernier : http://reussirlegalitefh.fr/index.php/publications-recentes/200-le-langage-inclusif-pourquoi-comment-de-eliane-viennot
Personnellement j'écris par exemple : les professeur·es mais les directeurs et directrices.

Vous nous direz comment votre travail sera reçu!

à votre disposition pour continuer à échanger

Huguette Klein
coordinatrice éditoriale du FLOT

cathpeti60
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar cathpeti60 » lun. 4 nov. 2019 04:19

Huguette KLEIN a écrit :Bonjour,

J'utilise l'écriture appelée inclusive le plus souvent possible assurance invalidité. Je féminise systématiquement les noms de métiers ou de fonction quand il s'agit de femmes.

Connaissez-vous les travaux d'Éliane Viennot à ce sujet?

Bien cordialement
Huguette Klein

Il faudrait impliquer les lecteurs autant que possible pour qu'ils comprennent bien le sujet.

Huguette KLEIN
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Re: Ecriture inclusive

Messagepar Huguette KLEIN » lun. 4 nov. 2019 19:45

Bonjour,

Je ne suis pas certaine d'avoir bien compris le sens de votre remarque. Vous me direz si ma réponse vous satisfait.

Quelques règles d'écriture égalitaire
à partir du livre d’Éliane VIENNOT, Le langage inclusif : pourquoi, comment

Utiliser tous les substantifs féminins de personne - y compris ceux qui étaient et sont encore combattus.
Les termes féminins tels que académicienne, agente, ambassadrice, autrice, avocate, chancelière, chercheuse, chevalière, chirurgienne, conseillère, doctoresse, doyenne, écrivaine, entraineuse, générale, professeure, proviseure, rectrice, soldate,...ont des siècles d’existence.
Que certains de ces termes aient été autrefois usités pour désigner l’épouse de n’est pas une raison d’y renoncer.
Que certains termes revêtent d’autres sens n’est pas non plus une raison valable pour ne pas les utiliser. On fait bien la différence entre « j’ai vu mon avocat hier » et « j’ai mangé un avocat délicieux ».
Quand au terme entraineuse, si certains hommes continuent de voir une aguicheuse quand on parle d’une femme qui entraine une équipe, c’est malheureux pour eux. On peut leur demander où ils rencontrent celles qu’ils connaissent! Il faut aussi noter que c’est argument est utilisé pour intimider des femmes qui investissent le champ du sport professionnel.
Que des femmes continuent de trouver que le masculin est plus prestigieux est aussi fâcheux pour elles. Respecter leur choix en face-à-face et leurs paroles entre guillemets est affaire de politesse et d’exactitude, mais rien n’empêche de les suivre quand on parle d’elles à la troisième personne.
Pour celles et ceux qui n’aime pas écrivaine car on entend vaine , on peut répliquer que dans écrivain, on entend nos seulement vain mais écrit vain !

Renoncer à la tentation de l’élitisme.
Pour des postes prestigieux, où d’authentiques masculins ne peuvent plus se maintenir, on a choisi des féminins qui sonnent à l’oral comme des masculins (procureure, professeure, proviseur,...). Leurs féminins sont procureuse, professeuse, proviseuse,...

Pratiquer la « double flexion », promouvoir les mots englobants.
S’obliger à prononcer ou écrire les deux termes, féminin et masculin, à des endroits clés des énoncés. Pour éviter la répétition, on peut aussi employer des termes collectifs ( le monde agricole, la direction,...)

Adopter l’accord de proximité.
Les auteurs et les autrices présentes vont signer leurs livres.
Les autrices et les auteurs présents vont signer leurs livres.
Les corridors et les chambres attenantes ont été aménagées; elles permettent d’accueillir les personnes à mobilité réduite.
Filles et fils de la campagne pour 80 % d’entre eux, ils ont connu dans leur enfance des parents travaillant douze heures par jour.
Il aurait bien besoin d’un ou d’une assistante.

Utiliser le pluriel pour parler des vrais gens.

L’écriture inclusive : abréviations, ordre alphabétique, combinaison de procédés.
Utiliser plutôt le point médian, unique en cas de pluriel, semble le plus « lisible » et non connoté. Il devrait bientôt être d’accès direct sur les nouveaux ordinateurs. En attendant: Alt+maj=f sur Mac, Alt=0183 sur PC
ex: étudiant·es, contemporain·es,...
Limiter ces troncatures aux termes très semblables.
On pourrait écrire : plombier·e, ouvrier·es,...nouvel·les, bel·les,..heureus·es, nombreus·es...
Par contre écrire formateur·rice par exemple n’est pas très judicieux.
Adopter l’ordre alphabétique (l’égalité femmes-hommes, l’arrivée des acteurs et des actrices, le choix des candidates et des candidats,...), y compris avec l’article (les contrôleurs et les contrôleuses passeront parmi vous, la contrôleuse ou le contrôleur est attendu voiture 3...) ou encore chères et chers amis en combinant ordre alphabétique et accord de proximité.

ÉV conseille de le préciser quand nous utilisons l’accord de proximité pour ne pas passer pour des ignorant·es de la grammaire. Ces règles peuvent évoluer.


Huguette Klein


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